Le retour des chevaucheurs d’arêtes

Arête Sud du pic du Glacier-Blanc (Écrins)

Encore des jours et des jours passés à scruter la météo, m’enthousiasmant de la moindre prévision de beau temps, déprimant à chaque annonce d’orages potentiels… Y a pas à dire, regarder la météo une semaine avant une course, c’est inutile, tant le temps peut changer du tout au tout en quelques heures. Mais on n’y peut rien : on les attend tellement, ces échappées en altitude, qu’on en vient à développer des comportements obsessionnels un peu ridicules… Lire la suite »

Retour dans le raide !

Et dire qu’à l’origine Nico et moi projetions de faire la traversée du Pelvoux à ski… Après un premier but météo en avril, c’est à nouveau la pluie qui, en ce début du mois de mai, nous oblige à renoncer à nos rêves d’altitude pour nous reporter sur une mission escalade en grande voie… Une mission placée sous le signe de la fuite, poursuivis que nous sommes par le mauvais temps, qui nous contraint à exploser notre bilan carbone pour trouver du rocher sec.Lire la suite »

Elle portait la poésie sur les 8 000

Avec Chantal Mauduit – Elle grimpait sur les nuages, Alexandre Duyck nous a livré en avril 2016 un joli voyage à travers le parcours de vie de la célèbre alpiniste, qui a notamment réussi l’ascension de six sommets de plus de 8 000 mètres d’altitude sans bouteilles d’oxygène (dont le K2 et le Manaslu). Biographie intime et vivante, jamais voyeuriste, appuyée sur les carnets que la grimpeuse tenait avec assiduité depuis sa prime jeunesse, ce livre s’attache à tracer la ligne de cohérence qu’ont suivie ces années de vie, de la passion du ski et des premiers pas sur le rocher vertical aux grandes réalisations himalayennes.Lire la suite »

Sus aux apparatchiks !

Grande voie Apparatchik’s Tripes (Ailefroide, Écrins)

Après notre traversée des arêtes de La Bruyère, l’ami Matthieu et moi avions envie de retrouver le granite et l’escalade qui pique, qui tire, celle qui nous fait suer, pousser des râles et nourrir quelques petites angoisses. Une fois encore, nos regards se sont tournés vers Ailefroide, temple de la dalle en granite, en direction de la Draye, où nous avions déjà parcouru plusieurs voies au printemps et cet été (Show Biz et Two Hot Men). Cette fois, nous optons pour Apparatchik’s Tripes, une voie de 250 mètres, cotée TD- (escalade en 6a+), qui semble avoir belle réputation, certains la considérant comme la plus intéressante du secteur. Lire la suite »

Sur les dalles de l’Encoula

Grande voie Pourquoi pas, L’Encoula (Écrins)

Samedi 3 septembre 2016. C’est après une longue semaine à zieuter tous les jours la météo sur Internet, hésitant à annuler la sortie en fonction de ce que racontaient les prévisionnistes de Météo France – particulièrement indécis –, que, ce jour-là, en fin d’après-midi, Éric et moi nous retrouvons à Meylan pour rejoindre en voiture le hameau de La Bérarde. Et c’est sous un beau ciel bleu que nous quittons, avec bien du plaisir, la cuvette grenobloise et sa chaleur suffocante. Une heure et demie de route plus tard, nous trouvons la fraîcheur de l’Oisans et, chargés de nos sacs et du matériel de grimpe, nous nous engageons dans le vallon du Vénéon, en direction des petits « alpages » du plan du Carrelet. Lire la suite »

Sur le fil des Cinéastes

Traversée de l’arête des Cinéastes (Écrins)
Grande voie Two Hot Men (Ailefroide, Écrins)

Retour en montagne avec le camarade Matthieu, pour deux jours d’escalade dans les Écrins. Cette fois, après moult tergiversions, nous jetons notre dévolu sur la traversée de l’arête des Cinéastes, sise au-dessus du refuge du Glacier-Blanc et culminant à 3 205 mètres d’altitude. L’ensemble est une jolie formation rocheuse, une arête dentelée pourvue de six belles pointes de granite. Sa face ouest donne sur le glacier Blanc, sa face est sur le glacier Tuckett, et on l’escalade sous le regard – attentif ? moqueur ? – de sa majesté le Pelvoux. Niveau cotation, l’ensemble est donné pour AD, avec un équipement de sécurité qui, course d’arête oblige (ou presque), est quasi inexistant (excepté les relais, présents).Lire la suite »

On voulait la neige, on a eu le rocher !

Chaud Biz (Ailefroide) / Paroi du plan (Freissinières) / Roche Rousse (Châteauroux-les-Alpes). 

Deuxième parenthèse en altitude dans cet Hexagone secoué par un mouvement social bien ancré, mais légèrement chronophage. À la base, Matthieu et moi projetions de faire l’ascension de la barre des Écrins (4 102 mètres), par le couloir de Barre-Noire, avec un passage d’acclimatation au pic d’Arsine, entre le 30 mai et le 2 juin. Mais les chutes de neige du week-end du 28-29, abondantes en altitude nous disait-on, nous obligèrent à reporter l’affaire de quelque huit jours (après avoir un temps songé, en lot de consolation, au couloir de Pélas-Verney).Lire la suite »

Petite escalade printanière en grandes voies

Le Surplomb jaune, Le Ponteil (Écrins) / Le Bal, Ailefroide (Écrins).

Alors que le gouvernement s’échine depuis plus d’un mois à maintenir son projet de loi Travail malgré le désaveu populaire, alors que ses flics essaient de briser avec une violence décomplexée le mouvement social en cours – étouffant par-ci, éborgnant par-là –, prendre de la hauteur pendant quelque jours s’impose vivement. Les poumons, la gorge et les yeux en ont assez de subir, plusieurs fois par semaine, les gaz ou les gels lacrymogènes : « De l’air, de l’air, de l’air ! » réclament-ils, à moitié sacrifiés.Lire la suite »

Sexe, drogue et grimpe !

Décidément, Le Dahu libéré n’en finit plus, ces derniers jours, de causer de films et de documentaires… Mais, là encore, l’objet dont il est question ici ne méritait pas de ne pas être mentionné. De quoi s’agit-il ? Vous en avez sans doute entendu parlé, la chose étant considérée par beaucoup comme le film événement, majeur, central (tout ça, tout ça), des Rencontres du cinéma de montagne, qui auront lieu à Grenoble du 10 au 14 novembre prochains.Lire la suite »