Le quoi ?

Le Dahu libéré ! Qu’est-ce à dire ? Eh bien, c’est, tout bêtement, un énième blog traitant de la montagne, tenu par un alpiniste amateur qui s’ennuie en ville et qui a bien compris que, nom d’une pipe à opium, c’est bien vrai, l’écriture permet de donner du sens à l’alpinisme – à moins que ça ne soit l’inverse.

Étant communément admis que, la plupart du temps, les récits de courses en montagne ne constituent pas la lecture la plus excitante qui soit – excepté quand l’exercice est mené de main de maître, ce qui n’est pas donné à tout le monde (et les rares élus s’épanchent plutôt dans les livres que sur le permissif Internet) –, le présent blog relatera les escapades verticales à grand renfort de photos (qui facilitent parfois davantage le voyage que les mots). L’intérêt du tout, je le conçois, sera assez limité pour ceux qui ne pratiquent pas la montagne avec des cordes, des coinceurs, des piolets ; les alpinistes, les grimpeurs, eux, ne trouveront pas à y redire, l’inutile étant leur seul objet de conquête (que nous disons !), et peut-être pourront-ils y puiser quelque inspiration, de même que Le Dahu libéré s’inspire sans crier gare de l’œuvre des autres.

20170110_120633
Le Dahu sur la glace des Écrins, dans la Vallouise.

Mais le contenu du Dahu libéré ne se limitera pas à l’ennui des seuls récits de courses d’alpinisme. Des recensions de livres et des critiques de films, en lien avec la montagne bien sûr, viendront également s’y nicher, accompagnés de quelques petits billets de mauvaise humeur qu’inspirera, ou pas, l’actualité montagnarde de nos sociétés (la montagne n’y sera parfois qu’un prétexte, et alors ?). On y trouvera aussi, en retard, les articles publiés par la bête dans les colonnes du mensuel Montagnes Magazine.

Attention ! La montagne ne commençant pas à 2 500 mètres pour finir à 8 000 mètres, ce blog ne traitera pas que des terrains minéraux, neigeux et glacés de la haute montagne. Ici, la montagne est conçue et appréciée dans son ensemble, comme un tout homogène qu’il serait quelque peu malheureux de trop charcuter, découper, diviser pour n’en garder qu’un morceau, au risque de passer à côté de tout ce que cet ultime espace de liberté (fantasme ?) a à nous offrir. Si, je le reconnais, cette petite tirade a quelque chose d’un peu pompeux, Le Dahu libéré tâchera, tant bien que mal, de conserver un ton léger. On n’a que trop l’occasion, ailleurs, de recevoir des leçons de morale et des remarques péremptoires.

Allez, bonne grimpe, bonne marche !

Guillaume
(le 30 août 2015)