De la Toile à l’Alborz, rencontre avec Tanya Naville

Rencontre bavarde avec Tanya Naville, une skieuse et une alpiniste qui donne du sien pour la montagne, avec bien des cordes à son arc. Animatrice du blog On n’est pas que des collants, elle est aussi coordinatrice des Groupes d’alpinisme au féminin (GFHM et GAF74), responsable de l’organisation du Grand Parcours alpinisme Chamonix, membre du groupe excellence de ski-alpinisme de la FFCAM et initiatrice alpinisme. Cet entretien sans langue de bois est l’occasion pour Le Dahu libéré d’aborder la question de la place des femmes dans les sports de montagne aujourd’hui, entre sous-médiatisation, sexisme ordinaire et avancées progressistes notables, notamment grâce à un certain nombre de structures qui font bouger les mentalités. Suivez la « guide » !Lire la suite »

Qui n’a jamais triché au boulot ?

Ainsi Ueli Steck, l’alpiniste suisse obsédé par les chronos, pourrait avoir menti sur certains de ses exploits les plus médiatisés et les plus hallucinants : l’ascension de la face sud du Shishapangma en dix heure et demie et celle, nocturne, de la face sud de l’Annapurna, en vingt-huit heures. Les doutes ont toujours plané au-dessus de ces faits d’arme – peut-être parce qu’ils nous obligent à ravaler nos fiertés d’alpinistes à la petite semaine, ou qu’ils permettent à des journalistes-pigistes de rendre le feuillet mensuel à leur employeur ! Mais, cette fois, le doute est savamment construit et revient tambour battant, porté par un certain Rodolphe Popier, historien de l’alpinisme que l’on sait désormais attaché à démontrer les supposées « tricheries » qui font l’histoire d’une montagne conjuguée au sport (récemment, il apportait dans Vertical de nouvelles preuves accablantes des mensonges de Tomo Cesen). Lire la suite »

Non aux lignes THT en Haute-Durance

La belle vallée de la Haute-Durance, qui relie Gap à Briançon, au cœur des Hautes-Alpes, est depuis plusieurs années victime des ambitions prédatrices de RTE et de la complicité des autorités françaises qui, ensemble, travaillent à la construction d’une ligne très haute tension (THT) aérienne. Un projet inutile – son but (inavoué) est seulement de vendre de l’électricité à l’Italie voisine (les besoins des locaux étant déjà couverts) – qui mutile les paysages et malmène l’environnement, principales ressources et richesses du département. Lire la suite »

Banff France 2016 : « Éclipse » s’impose

La grande salle de l’UGC Normandie, à Paris, était pleine à craquer, lundi 15 février, pour le lancement de la tournée française du Festival international du film de montagne de Banff, qui fête cette année ses 40 ans. Une salle pleine de personnes provenant sans doute d’univers très différents, où les costard-cravate ternes côtoyaient les systèmes trois couches aux couleurs fluo (oui, oui, certains, visiblement, ne les portent pas qu’en montagne). Au final, cette mouture hexagonale 2016 nous a donné à voir huit films, des courts-métrages aux durées très inégales (de 4 à 46 minutes), balayant des pratiques très différentes de la montagne et des espaces naturels variés (de l’Ouest américain au pôle Nord).Lire la suite »

Les vanités marchandes à l’assaut des Vans

Billet d’humeur

Décidément, la COP21 permet de dire et de faire tout et n’importe quoi. Et surtout n’importe quoi. Cette fois, la grand-messe du capitalisme vert, théâtre d’une guerre entre deux types d’industries énergétiques (hydrocarbure vs nucléaire) sous couvert de préoccupation environnementale, a été invoquée par le maire de Chamrousse, Philippe Cordon, pour justifier l’équipement du vallon des Vans (Isère) en télésièges. Lire la suite »

La vallée Qat’muk face au tourisme prédateur

Il y a peu, Barack Obama débaptisait le mont McKinley, en Alaska, pour lui redonner son nom originel (Denali), et ce, histoire de montrer qu’il se souciait un chouïa des peuples indigènes des Amériques. Nombreux furent ceux qui applaudirent alors la décision, excepté quelques élus et politiciens républicains vexés de voir le toit de l’Amérique du Nord perdre le nom d’un des leurs. C’est que ce choix éminemment présidentiel avait l’avantage de ne pas manger de pain tout en s’assurant une couverture médiatique d’ampleur (même Le Parisien en a causé, c’est dire). Lire la suite »