Elle portait la poésie sur les 8 000

Avec Chantal Mauduit – Elle grimpait sur les nuages, Alexandre Duyck nous a livré en avril 2016 un joli voyage à travers le parcours de vie de la célèbre alpiniste, qui a notamment réussi l’ascension de six sommets de plus de 8 000 mètres d’altitude sans bouteilles d’oxygène (dont le K2 et le Manaslu). Biographie intime et vivante, jamais voyeuriste, appuyée sur les carnets que la grimpeuse tenait avec assiduité depuis sa prime jeunesse, ce livre s’attache à tracer la ligne de cohérence qu’ont suivie ces années de vie, de la passion du ski et des premiers pas sur le rocher vertical aux grandes réalisations himalayennes. Mais si la montagne et l’alpinisme sont au cœur de l’ouvrage, l’auteur se garde bien d’y réduire la vie de Chantal Mauduit, s’attardant aussi sur son attrait particulier pour la poésie et la littérature, qu’elle portait souvent jusqu’en haut des sommets. Au-delà du portrait ainsi dessiné, l’intérêt du livre réside aussi dans la réflexion que l’auteur porte sur la place du biographe, et le malaise et l’ambivalence qui peuvent le saisir quand l’histoire se drape de douleur (Chantal Mauduit est morte en montagne, en 1998, sur le Dhaulagiri, au Népal). Un voyage multiple, en somme, et intelligent.

Guillaume

Enregistrer

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s